La fabrication additive : quels impacts managériaux et économiques ?

4 octobre 2016

Le 29 septembre dernier, Laurent Bach enseignant-chercheur à la faculté des sciences économiques et de gestion est intervenu dans le cadre de l’association Accro devant un parterre de professionnels pour débattre de l’impact économique et managérial de la fabrication additive.
La définition de la fabrication additive est toute simple : il s’agit de fabriquer non pas en enlevant de la matière mais en « ajoutant » de la matière.
On injecte pour cela souvent de la poudre portée par un faisceau laser qui colle cette dernière sur un substrat (un objet) ce qui permet d’assembler et de former des objets par accumulation de matière. On parle parfois de fonderie laser pour faire un clin d’œil aux anciennes techniques.
Cette technologie (dont l’impression 3D est une sous-catégorie) permet de fabriquer des pièces ou d’effectuer des réparations qui étaient jusque-là impossibles d’un point de vue technique.
L’exemple donné est celui d’une pièce de turbine réparée grâce à cette technologie qui permet de multiplier sa  durée de vie par 5 !
Cette technologie n’est pas réellement nouvelle, les premiers développements scientifiques datent d’il y a 30 ans. Aujourd’hui, elle est à maturité industrielle. L’essor est notamment dû au développement fort de l’informatique, puisque les machines nécessitent un pilotage extrêmement précis que seuls des logiciels très performants sont capables de réaliser.
Président Obama :
« L’impression 3D a le potentiel de révolutionner la façon dont nous fabriquons presque tout ».
Etat de l’union 2013

fabrication additiveLa fabrication additive impacte en effet le cycle de création, de fabrication, de commercialisation ainsi que la logistique après-vente. Les entreprises qui adoptent cette technologie se dotent également d’un nouvel écosystème.
Laurent Bach lors de sa présentation a très clairement souligné les économies qui apparaissent lorsque ce type de production est mis en place (réduction des matières consommées pour produire, mais aussi réduction des déchets). Les schémas classiques des économies d’échelle et de variété sont modifiés, les décideurs doivent en tenir compte en entreprise. Plusieurs exemples et notamment celui de la caméra go-pro montrent les gains significatifs que ce mode de production permet de réaliser. (vidéo de la présentation bientôt disponible).